À Aurillac, lire les DPE des appartements sans confondre logement et copropriété

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

La photographie locale du 24 septembre 2026 repose sur une extraction ADEME du 18 septembre réunissant 8 784 diagnostics enregistrés à Aurillac. Les données ne ventilent pas les diagnostics collectifs et individuels, une limite déterminante pour lire la situation des appartements en copropriété.

À Aurillac, lire les DPE des appartements sans confondre logement et copropriété — Aurillac

8 784 diagnostics enregistrés composent la dernière photographie du parc immobilier diagnostiqué à Aurillac, analysée le 24 septembre 2026 à partir de l’extraction ADEME du 18 septembre. Pour les appartements et les copropriétés, cette actualité appelle une lecture à deux niveaux : ce que les résultats décrivent du corpus communal, et ce qu’ils ne disent pas d’un logement ou d’un immeuble particulier. Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois, le total ne représente pas 8 784 logements uniques. Les chiffres fournis ne séparent pas davantage les diagnostics collectifs et individuels. Cette absence de ventilation commande toute l’analyse : les tendances locales ne constituent pas un bilan attribuable à chaque copropriété.

8 784 enregistrements, mais aucune ventilation entre collectif et individuel

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Aurillac
A5
B205
C1 591
D3 755
E1 920
F811
G497
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

La distinction entre une lecture collective et une lecture individuelle ne peut donc pas devenir ici une comparaison chiffrée. Aucun effectif spécifique de diagnostics collectifs, de diagnostics individuels d’appartements ou de copropriétés n’est fourni. Il serait impossible, sur cette seule base, de calculer leur poids respectif ou de comparer leurs étiquettes. Le périmètre est celui d’Aurillac, dans le Cantal, identifié par le code INSEE 15014. Les 26 214 habitants de référence appartiennent au contexte communal du jeu local ; ils ne permettent pas de déduire un taux de couverture des logements. Pour l’analyse des copropriétés, l’unité effectivement comptée reste donc l’enregistrement de diagnostic, non le bâtiment, le lot ou l’habitant.

12,7 % de maisons : pourquoi le reste ne dénombre pas les copropriétés

Les maisons individuelles représentent 12,7 % dans les données fournies. C’est le seul repère chiffré explicite sur cette catégorie de bâti. Il ne s’accompagne pas d’une ventilation complète permettant de dénombrer séparément les appartements et les immeubles selon leur mode de propriété. On ne peut donc pas transformer automatiquement la part restante en proportion de copropriétés. Cette prudence n’efface pas l’angle des appartements : elle précise au contraire ce qu’il faut chercher dans une lecture collective. Combien d’enregistrements portent sur des logements individuels, combien sur une échelle collective, et quels rapprochements sont possibles ? La photographie disponible ne répond pas à ces questions, qui restent ouvertes.

Pour une personne qui examine la situation d’un appartement, la conséquence est immédiate : aucun pourcentage communal ne lui attribue une étiquette. De même, la distribution générale ne permet pas de dire qu’une copropriété donnée rassemble principalement des logements D, E ou F. Une comparaison entre collectif et individuel supposerait des résultats distinguant explicitement ces deux niveaux, ce qui manque ici. Il faut donc conserver les chiffres d’Aurillac comme cadre de lecture du parc diagnostiqué, sans les faire descendre artificiellement jusqu’à l’immeuble. Cette frontière vaut aussi pour les répétitions : plusieurs diagnostics concernant un même logement ne correspondent pas à plusieurs appartements supplémentaires dans la commune.

  • Unité comptée : 8 784 diagnostics enregistrés, avec la possibilité de plusieurs enregistrements pour un même logement.
  • Repère disponible sur le bâti : 12,7 % de maisons individuelles.
  • Ventilations absentes des faits fournis : appartements isolés, copropriétés identifiées, diagnostics collectifs et diagnostics individuels.

D à 42,7 %, E à 21,9 % : le contexte des appartements, pas leur étiquette

L’étiquette D est la plus représentée, avec 3 755 diagnostics, soit 42,7 % des enregistrements. L’étiquette E suit avec 1 920 diagnostics, soit 21,9 %, devant C, qui en rassemble 1 591, soit 18,1 %. Cette distribution donne un point d’appui pour comprendre le corpus communal, mais elle ne décrit pas un sous-ensemble réservé aux appartements. Elle ne fournit pas non plus la distribution des étiquettes au sein de chaque immeuble. Pour lire les copropriétés, le résultat le plus solide est donc une limite : la prépondérance de D à l’échelle des enregistrements d’Aurillac ne permet pas de présumer la classe d’un diagnostic collectif ou individuel particulier.

À l’autre extrémité de la distribution, A compte 5 diagnostics, soit 0,1 %, et B en compte 205, soit 2,3 %. Les classes F et G rassemblent respectivement 811 diagnostics, soit 9,2 %, et 497 diagnostics, soit 5,7 %. La répartition complète évite de réduire la photographie aux seules étiquettes les moins favorables. Elle ne révèle cependant ni la concentration de ces classes dans certains immeubles, ni leur éventuelle coexistence à une même adresse. Sans ventilation entre collectif et individuel et sans décompte de logements uniques, ces effectifs restent des volumes documentaires. Ils ne peuvent pas servir à compter les appartements concernés dans les copropriétés d’Aurillac.

1 308 diagnostics F ou G : des échéances à lire au niveau du logement

Ensemble, F et G représentent 1 308 diagnostics, soit 14,9 % des enregistrements. Ce regroupement éclaire une partie du corpus, sans effacer les différences entre les deux classes. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus au critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. À la date de cette analyse, le 24 septembre 2026, ces repères n’ont donc pas la même position dans le calendrier. Les additionner statistiquement ne signifie pas qu’ils relèvent tous d’une même échéance, ni que les 1 308 enregistrements correspondent à autant de logements distincts.

Pour les appartements en copropriété, la conséquence concrète est de ne pas convertir ces volumes en nombre de locations concernées. Le corpus ne précise pas combien des diagnostics F ou G correspondent à des appartements, combien à des logements proposés pour un nouveau bail, ni combien sont des répétitions. Les 1 920 diagnostics E doivent être lus avec la même réserve. L’audit énergétique réglementaire relève, lui, d’un périmètre fourni distinct : la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’entrée de la classe E depuis le 1er janvier 2025. Cette règle ne doit pas être présentée comme visant indistinctement tous les appartements en copropriété.

  • G : 497 diagnostics enregistrés ; le critère de décence énergétique pour un nouveau bail n’est plus satisfait depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
  • F : 811 diagnostics enregistrés ; l’échéance prévue est 2028.
  • E : 1 920 diagnostics enregistrés ; l’échéance prévue est 2034.
  • Audit réglementaire : le périmètre fourni concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec la classe E incluse depuis le 1er janvier 2025.

1948-1974 : 40,9 % du corpus géolocalisé, sans causalité démontrée

La période de construction dominante est 1948-1974 : elle représente 40,9 % du corpus géolocalisé. Les autres repères fournis indiquent 31,0 % de bâti antérieur à 1949, 71,9 % antérieur à 1975 et 91,9 % relevant de périodes antérieures à 2001. Ces valeurs donnent une profondeur historique à la photographie du parc diagnostiqué. Elles ne constituent toutefois pas une répartition propre aux copropriétés. Rien ne permet, dans les faits disponibles, d’attribuer aux seuls appartements les proportions observées. Le dénominateur explicitement géolocalisé de la période dominante doit également être conservé : il ne faut pas le remplacer sans justification par l’ensemble des 8 784 enregistrements.

Les seuils chronologiques ne sont pas des catégories à additionner : un bâti antérieur à 1949 est aussi antérieur à 1975 et à 2001. La période 1948-1974 possède, elle, ses propres bornes. Cette structure des indicateurs impose de les lire séparément plutôt que de fabriquer une nouvelle répartition. Surtout, aucun croisement entre date de construction, type de diagnostic et étiquette énergétique n’est fourni. On ne peut donc pas affirmer que l’ancienneté explique les classes F ou G, ni que les copropriétés d’une période précise concentrent les résultats les moins favorables. L’âge du bâti est ici un contexte mesuré, pas une cause démontrée des performances enregistrées.

62 m² et 220 kWh/m²/an : des médianes sans profil type de copropriété

La surface médiane est de 62 m² et la consommation médiane de 220 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 201 €. Ces trois indicateurs résument chacun une distribution ; ils ne décrivent pas nécessairement un même logement. Les assembler pour présenter un appartement type d’Aurillac produirait un portrait que les faits ne fournissent pas. Leur portée reste celle de repères statistiques du parc diagnostiqué, sans ventilation spécifique aux copropriétés. Le coût est en outre une estimation médiane : ce n’est ni une facture observée pour chaque appartement ni un montant à attribuer à l’ensemble d’un immeuble sur la base de sa seule présence dans la commune.

Le gaz naturel apparaît comme chauffage principal dans 3 548 diagnostics de l’extraction. Ce nombre ne renseigne pas, à lui seul, sur une organisation collective ou individuelle du chauffage. Il ne permet pas non plus de compter les copropriétés utilisant cette énergie, puisque l’unité reste le diagnostic enregistré. Aucun croisement fourni n’associe ces 3 548 diagnostics à une étiquette, une période de construction ou un secteur précis. Il serait donc infondé d’expliquer la fréquence de D, E, F ou G par le gaz naturel. Pour une lecture d’immeuble, l’énergie mentionnée, les médianes et les étiquettes constituent des informations distinctes, dont les relations ne sont pas établies dans cette photographie.

Saint-Géraud, République, Saint-Eugène : des secteurs sans palmarès de copropriétés

Cinq quartiers ou secteurs IRIS sont analysés : Saint-Géraud, République, Saint-Eugène, Alouettes et Limagne. Leur présence dans le périmètre d’étude donne une dimension locale à la lecture, mais aucun résultat chiffré par secteur n’est fourni ici. Il n’est donc pas possible de comparer leurs parts de diagnostics F ou G, leurs surfaces médianes ou leurs périodes de construction. Encore moins de désigner un secteur où les copropriétés seraient plus performantes qu’ailleurs. Les tendances communales ne doivent pas être recopiées comme si elles avaient été mesurées séparément dans chacun de ces espaces. Le même principe s’applique à toute tentative de localisation des diagnostics collectifs ou individuels.

À l’échelle d’un appartement ou d’une copropriété, le nom d’un secteur ne remplace pas une observation propre au bien. Cette distinction empêche deux raccourcis : supposer qu’un immeuble partage nécessairement le profil communal, ou inventer une différence entre quartiers à partir de leurs seuls noms. La photographie du 24 septembre rend ainsi possible une analyse d’Aurillac, mais pas une hiérarchie territoriale documentée des copropriétés. Le manque de résultats sectoriels n’est pas la preuve d’une homogénéité entre secteurs ; il signifie seulement que cette comparaison ne peut pas être menée avec les faits transmis. Ni avantage énergétique localisé ni concentration d’étiquettes défavorables ne peut donc être affirmé.

Radon de potentiel 3 et inondation : un autre registre que les DPE

Géorisques recense six familles de risques : inondation, mouvement de terrain, séisme, feu de forêt, radon et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon est de 3, tandis que la zone sismique n’est pas renseignée dans les faits fournis. Ces informations apportent un contexte distinct de la performance énergétique. Elles ne constituent ni des étiquettes DPE supplémentaires ni une description individualisée de chaque appartement ou copropriété. La présence d’une famille de risques dans le recensement ne permet pas d’attribuer la même situation à tous les immeubles. De même, une zone sismique non renseignée doit rester présentée comme une information manquante, et non être remplacée par une valeur supposée.

Au terme de cette lecture centrée sur les copropriétés, l’apport de la mise à jour est précis : elle documente la distribution énergétique des diagnostics enregistrés à Aurillac, leur contexte de construction et plusieurs repères de surface, de consommation et de chauffage. Ses limites sont tout aussi structurantes. Elle ne dénombre pas les logements uniques, ne sépare pas les résultats collectifs et individuels et ne permet pas d’identifier une copropriété représentative. Les échéances énergétiques donnent des conséquences concrètes aux étiquettes, sans autoriser un comptage local des appartements concernés. L’actualité réside dans cette analyse des données extraites le 18 septembre, et non dans l’annonce d’un événement municipal ou d’une évolution mesurée dans le temps.

  • Performance énergétique : une distribution portant sur des diagnostics enregistrés, sans ventilation collective ou individuelle fournie.
  • Risques : six familles recensées, un potentiel radon de 3 et une zone sismique non renseignée.
  • Échelle de lecture : des résultats communaux qui ne décrivent pas automatiquement un secteur, une copropriété ou un appartement.

Questions fréquentes

Les 8 784 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Aurillac ?

Non. Il s’agit de diagnostics enregistrés dans le périmètre local. Un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les faits fournis ne donnent pas le nombre de logements uniques ni celui des copropriétés diagnostiquées.

Peut-on comparer les diagnostics collectifs et individuels des appartements ?

Pas avec ces seuls résultats. Aucune ventilation entre diagnostics collectifs et individuels n’est fournie, et les appartements ne sont pas isolés dans une répartition spécifique. Les pourcentages d’étiquettes décrivent les enregistrements communaux, pas chaque immeuble.

Que représentent les classes F et G dans cette extraction ?

Elles réunissent 1 308 diagnostics enregistrés, soit 14,9 % du total : 811 en F et 497 en G. Ce n’est pas un décompte de logements uniques. Pour un nouveau bail en métropole, G ne satisfait plus au critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025 ; l’échéance prévue pour F est 2028.

Sources officielles

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