À Aurillac, vendre avec un DPE E, F ou G : ce que montrent les données locales

Publié le 11 octobre 2026 11 min de lecture

À Aurillac, l’extraction ADEME du 28 septembre 2026 rassemble 8 784 diagnostics enregistrés, dont 14,9 % classés F ou G. Leur analyse au 11 octobre 2026 éclaire les enjeux de vente, sans mesurer le nombre de logements uniques ni une éventuelle décote.

À Aurillac, vendre avec un DPE E, F ou G : ce que montrent les données locales — Aurillac

8 784 diagnostics enregistrés : c’est la matière de cette analyse du parc immobilier diagnostiqué à Aurillac, datée du 11 octobre 2026. La dernière extraction ADEME utilisée remonte au 28 septembre 2026. Pour la vente, deux ensembles retiennent particulièrement l’attention : les étiquettes F et G représentent 14,9 % des diagnostics, tandis que la classe E en rassemble 21,9 %. Ces résultats éclairent la place des performances énergétiques dans les dossiers de vente, mais ne comptent pas des logements uniques. Ils ne décrivent pas davantage les seuls biens actuellement proposés à l’achat. L’actualité est ici la mise à jour des données et leur lecture locale, avec un enjeu précis : distinguer DPE, obligation d’audit et arguments de négociation.

Vendre à Aurillac : 1 920 diagnostics E, 1 308 diagnostics F ou G

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Aurillac
A5
B205
C1 591
D3 755
E1 920
F811
G497
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

Le poids de la classe E mérite une lecture distincte de celui des classes F et G. Avec 1 920 diagnostics, elle représente une part plus importante du corpus que les deux dernières étiquettes réunies, qui totalisent 1 308 enregistrements. Une analyse de la vente limitée aux seuls F et G laisserait donc de côté une catégorie importante, également concernée par l’audit réglementaire dans les types de biens prévus. Ces volumes ne permettent toutefois pas de dénombrer les ventes soumises à audit à Aurillac. Il manque notamment le croisement entre l’étiquette, la nature du bien et sa situation de propriété, ainsi que l’identification des logements uniques. La fréquence d’une étiquette n’est pas un volume de transactions.

  • Classe E : 1 920 diagnostics enregistrés, soit 21,9 % du corpus local.
  • Classe F : 811 diagnostics enregistrés, soit 9,2 % du corpus local.
  • Classe G : 497 diagnostics enregistrés, soit 5,7 % du corpus local.
  • Classes F et G réunies : 1 308 diagnostics enregistrés, soit 14,9 %, sans décompte de logements uniques.

Depuis 2025, la classe E entre dans le périmètre de l’audit à la vente

Le cadre fourni pour la métropole est précis : l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G. La classe E est incluse depuis le 1er janvier 2025. Cette formulation impose de tenir ensemble deux informations, l’étiquette énergétique et le type de bien vendu. Elle ne permet pas d’affirmer que chaque diagnostic E, F ou G enregistré à Aurillac correspond à une vente exigeant un audit. Le DPE sert ici à identifier une classe ; le champ de l’obligation d’audit dépend aussi de la catégorie du bien. Le total communal des diagnostics ne suffit donc pas à qualifier juridiquement chaque dossier de vente.

Les maisons individuelles représentent 12,7 % dans l’extraction locale. Ce repère donne une indication sur leur place dans le parc diagnostiqué, sans fournir leur répartition entre les classes énergétiques. On ne peut donc pas appliquer cette proportion aux 1 920 diagnostics E ou aux 1 308 diagnostics F et G pour obtenir un nombre de maisons soumises à audit. Les données autorisées ne dénombrent pas non plus les immeubles en monopropriété concernés. Pour une lecture orientée vers la vente, la conséquence est concrète : le chiffre communal situe le contexte, mais le périmètre de l’audit s’examine au niveau du bien. Le corpus ne fournit ni inventaire de dossiers de vente ni décompte des audits réalisés.

Négociation : 42,7 % de diagnostics D ne donnent pas un prix de référence

La répartition complète évite de réduire le marché potentiel aux étiquettes les moins favorables. La classe D rassemble 3 755 diagnostics, soit 42,7 % des enregistrements, devant E et C. La classe C compte 1 591 diagnostics, soit 18,1 %. À l’autre extrémité, A représente 5 diagnostics, soit 0,1 %, et B en compte 205, soit 2,3 %. Cette distribution permet de situer une étiquette parmi les diagnostics enregistrés localement. Elle ne constitue cependant pas une grille de valeur immobilière. Aucune donnée de prix de vente n’est fournie avec ces effectifs. La place dominante de D ne démontre donc ni avantage financier chiffré pour un vendeur ni rabais déterminé pour un acheteur.

Dans une négociation, la distinction entre constat et valorisation devient centrale. Le constat disponible est une classe énergétique, replacée dans une distribution locale ; la valorisation serait une traduction en euros, que ces données ne permettent pas. Affirmer qu’un bien E, F ou G doit perdre un pourcentage précis de son prix dépasserait les faits fournis. À l’inverse, la rareté des diagnostics A ne prouve pas une prime de vente. Aucun délai de commercialisation n’est documenté non plus. Les chiffres éclairent donc le sujet énergétique discuté autour d’un bien, sans trancher l’accord entre vendeur et acheteur. Ils ne permettent pas davantage d’attribuer une différence de prix à la seule étiquette du DPE.

  • Ce que les données établissent : les effectifs et les proportions des étiquettes parmi les diagnostics enregistrés.
  • Ce qu’elles ne mesurent pas : les prix négociés, les décotes éventuelles et les délais de vente.
  • Ce qu’elles ne permettent pas de compter : les logements uniques actuellement à vendre ou les ventes exigeant un audit.

Bâti ancien à Aurillac : 71,9 % avant 1975, sans verdict automatique

L’ancienneté du bâti constitue un autre élément de contexte pour les ventes. La période dominante est 1948-1974, avec 40,9 % du corpus géolocalisé. Le bâti antérieur à 1949 représente 31,0 %, celui antérieur à 1975 atteint 71,9 %, et les périodes antérieures à 2001 totalisent 91,9 %. Ces repères montrent la place du bâti ancien dans les données locales, mais leurs bornes doivent être respectées. Les parts antérieures à 1949, à 1975 et à 2001 décrivent des ensembles emboîtés : elles ne s’additionnent pas. La période 1948-1974 ne doit pas non plus être traitée comme une catégorie entièrement séparée du bâti antérieur à 1949. Une addition de ces chiffres produirait une lecture trompeuse.

Pour un vendeur ou un acheteur, cette ancienneté ne remplace pas le diagnostic du bien. Les informations fournies ne croisent pas les périodes de construction avec les étiquettes énergétiques, les travaux ou les montants de vente. Elles ne démontrent donc pas que les bâtiments d’une période donnée sont systématiquement E, F ou G. Elles ne permettent pas non plus d’expliquer la performance par la seule date de construction. Dans une discussion sur le prix, présenter l’ancienneté comme la preuve d’un coût futur précis serait une extrapolation. Le contexte historique du corpus et le classement énergétique sont deux descriptions différentes ; leur coexistence dans la photographie locale ne suffit pas à établir un lien causal.

220 kWh/m²/an et 1 201 € : des médianes, pas le budget du bien vendu

La consommation médiane ressort à 220 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé à 1 201 €. La surface médiane est de 62 m². Ces trois valeurs apportent des repères à la lecture des performances locales, mais elles ne décrivent pas nécessairement le même diagnostic. Construire un logement type de 62 m², lui attribuer automatiquement la consommation médiane puis présenter 1 201 € comme sa dépense attendue irait au-delà des données. La médiane résume une distribution ; elle n’est pas une description complète de chaque bien. Pour la négociation, le montant annuel fourni reste en outre une estimation énergétique médiane, pas une facture observée pour le logement mis en vente.

Le gaz naturel est le chauffage principal mis en avant dans l’extraction, avec 3 548 diagnostics. Cet effectif précise la place de ce mode de chauffage parmi les enregistrements, sans identifier le nombre de logements uniques correspondants. Aucun croisement n’est fourni avec les classes E, F ou G, la surface ou les périodes de construction. Il serait donc infondé de lui attribuer la distribution des étiquettes ou le niveau du coût médian. Dans un dossier de vente, chauffage, consommation et estimation annuelle ne sont pas des informations interchangeables. Leur lecture conjointe peut structurer les questions énergétiques, mais les agrégats communaux ne chiffrent ni des travaux ni une économie future pour un bien particulier.

Saint-Géraud, Limagne et radon : contextualiser la vente sans surinterpréter

Les secteurs IRIS analysés sont Saint-Géraud, République, Saint-Eugène, Alouettes et Limagne. Leur présence dans le périmètre d’analyse apporte un ancrage local, mais aucune répartition chiffrée par secteur n’est fournie ici. Il n’est donc pas possible de désigner celui qui compterait le plus de diagnostics E, F ou G, ni celui où une vente serait plus facile. Aucun prix, délai ou volume de transactions par secteur n’est disponible. Pour un article centré sur la vente, cette limite est décisive : citer un secteur ne vaut pas mesure de sa performance énergétique. La distribution communale ne peut pas être attribuée indistinctement à chacun des cinq secteurs, et elle ne fonde aucun palmarès local.

Les familles de risques recensées par Géorisques sont l’inondation, le mouvement de terrain, le séisme, le feu de forêt, le radon et le transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon indiqué est de 3 ; la zone sismique n’est pas renseignée. Ces informations complètent le contexte territorial, sans établir l’exposition précise de chaque bien vendu. Elles ne fournissent pas non plus de lien avec les étiquettes énergétiques ou les prix. Une zone sismique non renseignée ne doit pas être transformée en affirmation d’absence de risque. De même, l’énumération communale des familles de risques ne permet pas d’attribuer à un secteur une décote ou une difficulté de vente. Le diagnostic énergétique et cette description des risques restent distincts.

  • Secteurs analysés : Saint-Géraud, République, Saint-Eugène, Alouettes et Limagne, sans résultats chiffrés par secteur dans les faits fournis.
  • Risques recensés : inondation, mouvement de terrain, séisme, feu de forêt, radon et transport de marchandises dangereuses.
  • Précisions disponibles : potentiel radon de 3 ; zone sismique non renseignée.

Achat avec projet locatif : séparer audit de vente et échéances de décence

La lecture d’une vente peut aussi intégrer un projet locatif, mais les règles fournies ne doivent pas être confondues. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. Ce calendrier porte sur la décence énergétique en location. L’audit réglementaire évoqué ici porte, lui, sur la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G. Le fait qu’une même étiquette apparaisse dans ces deux cadres ne rend pas leurs champs identiques. Une analyse de vente doit conserver cette séparation plutôt que transformer une règle locative en interdiction de vendre.

Les 497 diagnostics G, les 811 diagnostics F et les 1 920 diagnostics E donnent une mesure de leur présence dans le corpus d’Aurillac, pas du nombre de locations concernées. La base ne précise pas ici quels biens sont loués, occupés par leur propriétaire ou proposés à la vente. Elle ne permet donc pas de dénombrer les projets d’achat locatif exposés à ces échéances. Dans une négociation liée à un tel projet, le calendrier constitue un cadre distinct du prix : aucun montant de décote n’en découle dans les données fournies. L’analyse peut mettre en regard l’étiquette et les échéances applicables, mais elle ne chiffre ni un budget de transformation ni la rentabilité future d’une acquisition.

Extraction du 28 septembre : jusqu’où utiliser ces chiffres pour vendre ?

Le périmètre correspond à Aurillac, dans le Cantal, avec le code INSEE 15014. La population communale de référence du jeu local est de 26 214 habitants. Ce chiffre ne constitue pas un dénominateur pour mesurer la part des diagnostics enregistrés : habitants, logements et diagnostics sont des unités différentes. La base compte 8 784 enregistrements et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les proportions d’étiquettes décrivent donc les diagnostics, non l’ensemble des logements de la commune. La mention d’un corpus géolocalisé pour la période dominante doit également être conservée. Enfin, la date éditoriale du 11 octobre 2026 ne modifie pas la date de l’extraction ADEME utilisée, qui reste le 28 septembre.

Cette photographie permet de situer les enjeux énergétiques d’une vente, sans mesurer leur évolution : aucune série antérieure n’est fournie pour établir une hausse ou une baisse des classes E, F ou G. Elle montre leur poids dans les diagnostics enregistrés et rappelle le périmètre de l’audit, mais ne recense ni les transactions ni les audits obligatoires bien par bien. Sa portée pour la négociation est ainsi délimitée. Elle apporte un contexte local au DPE du bien ; elle ne remplace pas les caractéristiques de celui-ci et ne transforme pas une étiquette en prix. À Aurillac, l’apport de cette mise à jour est de documenter la discussion énergétique, non de promettre une valeur ou un délai de vente.

Questions fréquentes

Un bien classé E vendu à Aurillac est-il concerné par l’audit énergétique ?

La règle fournie concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E est incluse depuis le 1er janvier 2025. L’étiquette seule ne suffit donc pas : le type de bien compte aussi.

Les 1 308 diagnostics F et G correspondent-ils à autant de logements ?

Non. Il s’agit de diagnostics enregistrés, représentant 14,9 % du corpus local. Un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Ces données ne donnent pas le nombre de logements uniques classés F ou G.

Ces données permettent-elles de calculer une décote à la vente ?

Non. Les faits fournis décrivent notamment les étiquettes énergétiques, l’ancienneté du bâti et des valeurs médianes. Ils ne contiennent ni prix de transaction, ni décote mesurée, ni délai de vente permettant de chiffrer une négociation.

Sources officielles

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